| Adduction 1 Alain Zalmanski |
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Quand vous serez bien vieille, ô veuve inconsolée, Assise auprès du feu, dans la tour abolie, Direz chantant mes vers, sur mon luth constellé : « Ronsard me célébrait en sa mélancolie. » Lors vous n'aurez servante, ayant tant consolé, Déjà sous le labeur aux bords de l'Italie, Qui au bruit de mon nom en mon coeur désolé, En bénissant mon nom, à la rose s'allie. Je serai dans les airs, Lusignan ou Biron, Sous les ombres myrteux des figuiers de la Reine ; Vous serez le foyer où nage la Sirène, Regrettant mon amour, traversant l'Achéron. Jouez, si m'en croyez, sur la lyre d'Orphée : Oyez dès aujourd'hui les doux ris de la Fée. |
Gérard de Ronsard
Le début de chaque vers provient du sonnet "Quand vous serez bien vieille" de Pierre de Ronsard, et la fin de "El Desdichado".