| Adduction 2 Alain Zalmanski |
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Ma seule Étoile est morte, arrête un peu le bras ; Je suis le Ténébreux, que tu jettes à bas ; Le Prince Armoricain, lequel dégoutte à force, Porte le Soleil noir dessous la dure écorce ? Dans la nuit du Tombeau, si on pend un voleur Rends-moi le Pausilippe et son peu de valeur, Mon front est rouge encor de morts et de détresses Suis-je Amour ou Phoebus pour tuer nos déesses ? Et j'ai deux fois vainqueur des oiseaux bocagers, Modulant tour à tour et les chevreuils légers Et la treille où le Pampre a sa verte crinière La fleur qui plaisait tant ne rompra la lumière. J'ai rêvé dans la Grotte à un tronc adossé, Des soupirs de la Sainte à quatre trous percée. |
de Nersard
Le début de chaque vers provient de "El Desdichado", et la fin de l'élégie de Pierre de Ronsard "Quiconque aura premier la main embesongnée..." (vers 19 à 32 : "Écoute, bûcheron, arrête un peu le bras...").