| Baudelairien 1 Nicolas Montessuit |
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J'ai longtemps résidé sous un vaste veuvage Que l'heure inconsolée teignait de mille pleurs Et que mon air princier, d'aquitaine douleur Rendait pareil le soir à un luth au chômage. Les foules en moquant ce qui m'a consolé Mêlaient d'une façon l'Egée au Pausilippe, Les tout-puissants parfums de ma triste tulipe, Aux couleurs d'une treille aux végétaux alliés. C'est là que j'ai rêvé Lusignan ou Biron, Au milieu des baisers, des Reines, des sirènes, Et des grottes ténues tout imprégnées d'aubaines Qui me rafraichissaient mieux qu'un rude Achéron, Et dont l'unique soin était de moduler Les soupirs et les cris dont j'étais stimulé. |
Parodie du sonnet "la vie antérieure" de Charles Baudelaire (1821-1867).