| Bestiaire 4 Alain Chevrier |
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Je suis le noir cafard, plat et dur corselet, Le prince de la nuit habitant sous les lits, Je fuis toute lumière, et sais me faufiler Au fond du sommeil noir de la Mélancolie. Dans l'ombre de la chambre, où tu m'as dévoilé, Rend-moi l'obscurité à quoi je me rallie Le moisi qui plait tant à mon coeur désolé Et le nid de poussière où je domicilie. Suis-je Schultz ou Kafka ? Jésuite ou Détraqué ? Mon front est rouge encor d'avoir heurté la plinthe. Dans un trou de souris j'ai retenu mes plaintes... Et j'ai deux fois vainqueur traversé le parquet Modulant tour a tour avec précaution Les soupirs du carabe et les cris du grillon. |