| Brassensien Nicolas Graner |
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Elle est à toi cette chanson Ô toi le Veuf qui sans façon D'un air ténébreux m'a souri Lorsque ma tour fut abolie Toi qui m'appelas Prince quand Les croquantes et les croquants Foulaient ma seule étoile aux pieds Et brisaient mon luth constellé. Ce n'était rien qu'un soleil noir Éclairant ma mélancolie Mais dans le tombeau de la nuit Il me semble encore le voir. Ô toi le Veuf quand tu mourras Quand sous les fleurs tu t'en iras Que le mont, la mer et la treille T'offrent leurs merveilles. Elle est à toi cette chanson, Toi la Reine qui sans façon M'a chastement baisé le front Quand j'oubliais jusqu'à mon nom. Toi qui m'ouvris ta grotte quand Les croquantes et les croquants Riaient de me voir, l'âme en peine, Regarder nager la sirène. Ce n'était qu'un rêve d'enfant, Mais il avait charmé mon coeur, Et sur sa lyre Orphée vainqueur Module encor pour moi ses chants. Toi la Reine quand tu mourras Quand l'Achéron tu franchiras Puisses-tu, sainte, soupirer Aux cris de la fée. |
Georgeard de Brasseval
Parodie de la "Chanson pour l'Auvergnat" de Georges Brassens.