| Circulaire Gilles Esposito-Farèse |
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Isolé avili Aède désolé Ma terre d'Aquitaine a été abolie Mon étoile s'éteint et mon luth constellé Transporte un soleil noir sur mon âme affaiblie Dans notre ombre au sépulcre Aide aux soins tant réglés Rends-nous donc cette eau bleue d'où vient l'art d'Italie Maints plants blonds d'aimées fleurs pour mon coeur ébranlé Puis leur treille au grand pampre où deux rosiers s'allient Suis-je Amour l'ample Hélios Schwarzschild voire un Biron Mon front est toujours pourpre au contact de ces reines J'ai rêvassé dans l'antre où baignent vingt sirènes Et j'ai su traverser douze fois l'Achéron Vocalisant vêtu comme le coryphée Évoé amuï ô déité ô fée |
Jérôme Apollinerval
Alexandrins de tailles variables représentant un soleil noir ("calligramme"). La ponctuation a été volontairement évitée.