| Commentaires Nicolas Graner |
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Au premier vers l'on voit un veuf, un ténébreux ; Puis l'on apprend qu'il est prince, mais sans sa tour. La fin de ce quatrain nous dit qu'il est un peu Musicien, astronome, et noir même en plein jour. Après, quoique enterré, il invoque un ami Qu'il prie de bien vouloir rendre diverses choses Qu'il avait bien aimées quand il était, jadis, Italien, vigneron et amateur de roses. Dans le premier tercet, après avoir en vain Cherché son nom, il dit l'idéal féminin Dont il rêve : une reine, une ondine, un baiser. Le poème finit par une évocation Du héros se rendant aux Enfers pour chercher Deux femmes - plus qu'Orphée ! - dignes de sa passion. |
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J'ai trouvé un sonnet qui décrit un poème De Gérard de Nerval : son "El Desdichado". L'auteur ne l'a pas fait pour l'offrir aux badauds Mais pour se divertir - on écrit pour soi-même. Il résume assez bien tous les principaux thèmes : Le prince ténébreux perdant l'eldorado, Le mourant qui voudrait retrouver ses cadeaux, Le malheureux rêvant des deux femmes qu'il aime. La rime est souvent pauvre et s'écarte des normes Du sonnet régulier - le tort n'est pas énorme - Mais le plan suit de près celui qu'il nous décrit. On n'y rencontre ni zeugma ni catachrèse ; Nul solécisme qui suscite les hauts cris. Correct, mais assez plat : je lui accorde treize. |