| Consommateur Patrice Besnard |
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Je suis le dispendieux - sang neuf, - mais embaumé, Que la plaine m'évince et s'ébroue sans folie : Seul je m'étiole et porte, - à mon but consommé, Ce coup plombe et l'if erre où se met l'ancolie. Quand la nuit tombe opaque, amer tu m'as nommé Sans tabou l'inédit ; à cet acte il oublie La plaie qui fleurait tant, - soiffard fade et paumé S'allume hier où sa lampe a la pose embellie. Au carrefour en bus ?... Mais aux champs par fourgons ? Je tâte, ah oui ! nez fin quand j'abuse à la chaîne ; Idée en bulle y flotte au vrai chant des sirènes... J'ai tant de fois sans peur déversé par wagons : Mode ou vent tour à tour sur délire de frais, Mon stress perd en sa crainte et son prix de l'attrait. |
J'énerve et gère mal
Chaque année, dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie, la Délégation Générale à la Langue Française du Ministère français de la Culture sélectionne 10 mots et invite tous les francophones à écrire des textes qui jouent de diverses manières avec ces mots.Pour l'année 2004 les dix mots choisis étaient : brousse, ombellifère, amertume, bouline, tactile, farfadet, lumière, tataouiner, déambuler, espérance.
Dans ce sonnet on les retrouve, mais dissimulés sous une homophonie assez rigoureuse pour chacun d'eux.
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Je suis le dispendieux - sang neuf, - mais embaumé, Que la plaine m'évince et c'est brousse en folie : Seul je m'étiole et porte, - à mon but consommé, Ce couple ombellifère où se mêle ancolie. Quand la nuit tombe opaque, amertume a nommé Sans ta bouline et dit, assez tactile oublie La plaie qui fleurait tant, sois farfadet paumé Sa lumière ou sa lampe à la pause embellie. Au carrefour en bus ?... Mais aux champs par fourgons ? Je tataouine et feins quand j'abuse à la chaîne, Y déambule, y flotte au vrai chant des sirènes... J'ai tant de fois sans peur déversé par wagons : Mode ou vent tour à tour sur délire de frais Monstre, espérance à crainte et son prix de l'attrait. |