| Cornélien Alain Zalmanski |
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Ô tristesse ! ô ténêbre ! ô veuvage ennemi ! Le prince d'Aquitaine a vu cette infamie ; De la mélancolie le soleil que je porte M'a fait voir en un jour ma seule étoile morte ? Ô toi qui dans la nuit a su me consoler, Ô toi qui d'Italie m'as pris les castelets Et maintes fois cueilli la fleur que j'aimais tant, Rends-moi enfin ces biens et tous leurs ornements Ô souvenirs d'Amour, de Phoebus ou Biron, Baiser qui tant de jours a fait rougir mon front ! Mon haut rang n'admet point de rêver de Sirène Et mon jaloux orgueil, d'être indigne de Reine. Faut-il ayant vaincu trente fois l'Achéron ? Faut-il encor l'éclat d'un glorieux clairon Pour mourir sans les cris des fées, sans lendemain, Ou vivre avec la sainte aux soupirs inhumains ? |
Pierrard de Nerveille
Parodie de la tirade du "Cid" de Pierre Corneille : "ô rage, ô désespoir...".