| Cycnoïde Claire Grivet |
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Moi, veuf, inconsolé, ténébreux aujourd'hui Sans ma tour abolie, prince d'Aquitaine ivre, Je pleure l'astre mort au luth taché de givre. Mélancolie, soleil noir, mon bonheur a fui ! Dans la nuit du tombeau, par toi l'espoir a lui : Rends-moi mer d'Italie, Pausilippe, et délivre mon coeur si désolé, par la fleur qui fait vivre : Que le pampre et la rose égayent mon ennui ! Lusignan ou Biron, Phébus à l'agonie, Amour, baiser royal qu'un front rougi ne nie, En ta grotte, sirène, à rêver tu me pris. Deux fois sur l'Achéron la victoire on m'assigne, Où la lyre d'Orphée module sans mépris Soupirs de sainte, ou cris de fée, ou chant du Cygne. |
Gérane de Nervarmé
Le dernier mot de chaque vers est tiré du sonnet Le Cygne de Stéphane Mallarmé (1842-1898).