| Fantaisiste Nicolas Graner |
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Il est un air pour qui je donnerais Le ténébreux à la tour abolie, Un soleil noir, une mélancolie, Qui pour moi seul a des charmes secrets ! Or, chaque fois que je viens à l'entendre, Dans le tombeau il vient me consoler. C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre La fleur qui plut à mon coeur désolé. Puis un château de brique à coins de pierre Rougi encor du baiser de la reine, Ceint de grands parcs, avec une rivière Et une grotte où nage la sirène. Puis une dame, à sa haute fenêtre, Chante à son tour sur la lyre d'Orphée Que, dans une autre existence peut-être, En sainte elle a subi des voix de fées. |
Un vers sur deux est tiré de "Fantaisie", de Gérard de Nerval. L'autre est dérivé de "El Desdichado".