| Hugolien Nicolas Graner |
|
|
Mon père, ce vainqueur au sourire si doux, Suivi d'un seul tombeau qui plaisait entre tous Pour son grand Pausilippe et sa lyre de taille, Traversait au soleil, au cœur d'une bataille, La tour rouge de fleurs sur qui tombait la nuit. Il rêva par deux fois entendre un faible bruit. C'était un Lusignan de l'armée d'Italie Qui nageait, consolé avec mélancolie, Veuf, rose, ténébreux et mort plus qu'à moitié, En modulant : "À boire ! Encore, par pitié !" Prince Phébus tendit à son amour fidèle Une étoile de mer qui s'alliait à sa selle, Et dit : "Tiens, rends la treille à cet inconsolé." Tour à tour, quand le luth aboli, désolé, Se penchait vers la grotte, une espèce d'Orphée Saisit un pampre noir qu'il portait à la fée, Vise au front l'Aquitaine en criant : "Achéron !" Le cri passa si près qu'il constella Biron Et que la sainte fit un soupir de sirène. "Donne-lui tout de même un baiser", dit la reine. |
Tous les mots significatifs de "El Desdichado" ont été substitués à des mots du poème "Après la bataille" de Victor Hugo.