| Monosyllabes alternés Patrick Flandrin |
|
|
Je suis le très en noir Et veuf et seul je dors Ma joie se noie le soir Ma tour au vent se tord Au fond du ciel si haut Je vois un gris de suie La mort va vois sa faux Je joue du luth et puis Là dans la nuit je vais Je prie ma muse en vain La rose et Rome on sait Ne sont ni jeux ni pain Je veux le vert le geai Et rire au coin du bois Je veux la joie du chai Au goût si doux de soie Où suis je donc en fait Et suis je bleu de sang Né sous un jour de fête Ou bien nu dans un camp Je sais le lieu où nage Un ange en eaux de jais Au sein nu rond et sage Et dont je rêve en paix La rive au loin du Styx Se mire et près du quai La mort se fige et fixe La lyre et puis se tait |
Tous les mots n'ont qu'une syllabe et comptent alternativement deux et quatre lettres.