| Palindromes Jacques Perry-Salkow |
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Noir, benêt, nu l'été tel un ténébrion, Noir ou quel bistre vu ou vert si bleu qu'Orion, Élu à Pau Nevers Ys, revenu à Paule, Élu aimé jeté, ô poète ! je miaule. L'Italie vêle bleu. Quel bel éveil a-t-il, L'innomé dérivant navire de mon Nil ? Et le cellier tenu à une treille celte, Et le val au bétel, l'été bu à la velte ? Ni l'âcre si abrupt et pur baiser câlin, Ni avares ni âme : demain sera vain. Semi-auteur, ô mâle ! la morue tu aimes. La vertu, odeur, cri ! Ah chair crue d'outre val ! L'Avre. Neige. Le lac. À l'élégie, Nerval ! Sème opium, arioso, soir amuï, poèmes ! |
Chaque vers de ce sonnet est un palindrome, c'est-à-dire qu'il se lit de la même façon de gauche à droite et de droite à gauche.