| Rot-13 Rémi Schulz |
|
|
Je suis l'Ahasver* hâve, à nul ne puis m'unir, L'émir fauché qui vend son minaret d'Iraq. Ma longue artère est vaine, et mon luth en invar Porte l'astre enivré d'un minable ravier. À mon double enterré, toi qui sais ragréer, Laisse entendre réer, tandis qu'à jamais j'erre, L'érémitique cerf qui paissait dans mes prés Ou mon stylo râper sur le papier encré. Suis-je Crerp ou Perec, Oleba ou Byron ? Me souvenant du cher, frais baiser de l'eau pure, J'ai rêvassé dans l'antre où Molpé va nager. J'ai renversé l'Avren, ce qu'un cuistre y niera, M'astreignant à tenir, de l'aigu jusqu'au grave, Les jurons de l'ânier au bourricot navré. |
Treneq Havry-Noé, dit Areiny
Les derniers mots des hémistiches de chaque vers se correspondent par la transformation "rot-13" : A correspond à N, B à O, C à P... M à Z. Ainsi hâve = unir, vend = Iraq, vaine = invar, etc. Tous les couples de mots français qui se correspondent de cette façon ont été utilisés.L'Avren est un peu trafiqué, on comprendra pourquoi, mais peut-être que ça existe, comme il a bien dû y avoir un Oleba.