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Avatars de Nerval

Blanc

Alain Chevrier

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El Decolorado

Je suis l'albinos blême et seul, au teint de lait,
Le prince déplorant sa couleur abolie :
La lumière me nuit — et mon chef constellé
Porte les cheveux blancs de la Mélancolie.

Dans la nuit du tombeau, je me suis consolé,
Rêvant le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé,
Et la fille où de l'ambre à du rose s'allie.

Suis-je Amour ou lapsus ?... Trop gnangnan ou Huron ?
Mon œil est rouge encor du baiser de la reine.
J'ai rêvé dans la grotte où nage l'axolotl...

Et j'ai comme en plein jour traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre orphéenne
Les soupirs de la plainte et des cris de révotl...

Gérard Lablanchie


Les albinos — peau et poil blanc, yeux rouges — étaient réputés craindre la lumière et être nyctalopes (cf. l'« Homo nocturnus » dans le Systema Naturae de Linné). De ce fait, on les a aussi décrits au XVIIIe siècle comme un peuple troglodyte.
L'essai de René Daumal, Nerval le nyctalope, ne concerne qu'un seul trait de ce mythe.


© Alain Chevrier

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Dernière modification le 20/09/2013.